La qualité de présence est la meilleure protection
- Par Régis Debert
- Le 23/07/2026
- Dans Reiki
Dans l'enseignement du Reiki occidental, il est fréquent d'entendre qu'un praticien doit se protéger des énergies de ses clients comme ériger un bouclier énergétique, couper des liens énergétiques, empêcher les « énergies négatives » de pénétrer en lui, se purifier après un soin...
Cette croyance qui repose non pas sur les fondements du Reiki, mais sur la peur et l'ignorance, contibue à entrenir une ambiguité malsaine.
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Lorsqu'un praticien pense devoir se protéger de son client, son attention se détourne progressivement de la qualité de sa présence. Il devient vigilant, interprète chacune de ses sensations comme un signe de "contamination" et risque de considérer le client comme une personne « lourde » ou « toxique ». Cette attitude peut fragiliser la relation thérapeutique et renforcer la souffrance de personnes déjà éprouvées.
De nombreux inconforts peuvent être ressentis après une séance trouvent souvent leur origine dans des causes très concrètes : fatigue, mauvaise posture, manque de repos, implication émotionnelle excessive ou absence de limites professionnelles. Les attribuer systématiquement à une prétendue "contamination" énergétique empêche une véritable réflexion sur sa pratique.
Le Reiki ne permet en aucun cas des échanges d'émotions ou de négativité. Le praticien n'absorbe pas ce que vit son client. Il n'est ni un réceptacle, ni un filtre chargé d'éliminer les souffrances d'autrui.
La pratique consiste avant tout à demeurer présent, revenir au hara, respirer, s'appuyer sur les Gokai et laisser les mains écouter sans chercher à interpréter chaque sensation. Dans cette perspective, le Kenyoku Hō n'est pas une technique de protection contre une contamination imaginaire, mais une pratique de recentrage, de présence et de cultivation de soi.
Le Reiki nous invite à accompagner l'autre avec stabilité, compassion et discernement, sans peur, sans fusion émotionnelle et sans nous croire responsables de porter ou de transformer sa souffrance.
En vérité, le véritable enjeu n'est pas de se protéger de la personne receveuse, mais de cultiver une présence juste, des limites saines, une pratique personnelle solide et une profonde confiance dans les fondements du Reiki.
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